Les chiffres ne mentent pas : le prix affiché sur l’étiquette d’un van aménagé n’a jamais été aussi volatil, ni aussi éloigné de la réalité. Le marché des véhicules de loisirs bouscule ses propres codes. Certains constructeurs déjouent la tendance à la hausse en misant sur des solutions techniques ingénieuses ou en taillant dans la liste des équipements. Pendant ce temps, des modèles autrefois synonymes d’accessibilité voient leur tarif grimper, sans pour autant offrir plus de valeur aux futurs aventuriers.
Chaque année, les cartes sont rebattues. Ce qui était un “bon plan” hier ne l’est plus forcément aujourd’hui. Les acheteurs qui cherchent un van aménagé moins cher doivent naviguer à vue : les écarts de prix, les variations d’agencement, la jungle des options, tout brouille les repères. La hiérarchie d’hier n’a plus cours ; le paysage du van compact évolue à une vitesse folle.
Pourquoi les vans aménagés séduisent de plus en plus en 2025
L’attrait pour le van aménagé ne faiblit pas en 2025. Trois arguments pèsent lourd : polyvalence, liberté, autonomie. Plus question de choisir entre voiture du quotidien et véhicule d’évasion. Le van compact se faufile partout : discret pour aller travailler, prêt à filer sur la route des vacances ou s’offrir une parenthèse le temps d’un week-end prolongé.
La multiplicité des modèles permet à chacun de trouver chaussure à son pied. Fourgons compacts sur Renault Trafic ou Volkswagen Transporter pour les urbains, variantes plus spacieuses sur Fiat Ducato, Peugeot Boxer ou Citroën Jumper pour ceux qui voyagent en tribu : chaque constructeur affine ses propositions. Chausson, Challenger, Benimar ou Bürstner enrichissent leur gamme, du strict minimum à l’aménagement complet.
La palette ne se résume plus à quelques modèles cultes. Désormais, elle va du Bürstner Papillon au Giottivan 60 BeYoung, du Chausson V594L First Line au Pössl Vanster, sans oublier le Goëland d’Évasion 24. Les équipements et le confort progressent, même sur les versions d’accès. L’offre s’ajuste : couchages transversaux, toits relevables, modularité, autonomie en eau ou en énergie… tout devient personnalisable.
Le sujet du prix s’invite partout. Face à la hausse généralisée, les fabricants rivalisent d’astuces pour conquérir de nouveaux profils. Le van aménagé séduit autant par sa logique que par l’appel d’air qu’il procure : indépendance, souplesse, envie de rompre avec les codes du camping traditionnel. En 2025, la frontière entre loisirs et utilitaire s’efface sérieusement. Impossible de passer à côté de ce virage dans la façon de voyager.
Quels critères font vraiment la différence pour un van aménagé abordable ?
En 2025, le prix d’entrée pour un van aménagé neuf démarre à 41 520 € avec le Bürstner Papillon. Mais chaque option ou niveau de finition fait vite grimper la note. Pour rester dans les clous, il faut aller à l’essentiel : la motorisation (généralement de 120 à 140 ch), la taille (de 4,90 m à 6,00 m), la modularité de l’agencement. Ces fondamentaux conditionnent la maniabilité au quotidien, le plaisir sur autoroute et la facilité de stationnement.
Le nombre de places est une donnée clé. Certains modèles, comme le Chausson V594L First Line ou le Benimar Benivan 100 Essential, proposent quatre places carte grise et autant de couchages ; d’autres, à l’image du Pössl Vanster, misent sur la compacité mais se contentent de deux couchages. L’implantation d’un lit transversal, la présence d’un toit relevable ou de lits superposés font toute la différence, surtout pour les familles.
Le niveau d’équipement se joue sur le terrain : capacité du réfrigérateur (de 84 à 90 L selon les références), volume d’eau embarqué, autonomie électrique, salle d’eau séparée ou non. Attention aussi à la charge utile : sur des modèles flirtant avec les 3,5 t de PTAC, chaque kilo compte.
| Modèle | Places | Lit | Frigo (L) | Prix (€) |
|---|---|---|---|---|
| Chausson V594L First Line | 4 | Transversal | 84 | 49 990 |
| Bürstner Papillon | 4 | Transversal | NC | 41 520 |
| Giottivan 60 BeYoung | 4 | Superposés | NC | 49 900 |
| Pössl Vanster | 4 | Banquette | NC | 49 599 |
La prise en main dépend du gabarit, mais aussi de la base technique (Fiat Ducato, Peugeot Boxer, Citroën Jumper, Renault Trafic). Pour vraiment cibler le bon rapport qualité/prix, il faut se pencher sur chaque détail, sans se laisser aveugler par le prix d’appel.
Comparatif des modèles les moins chers du marché : forces, faiblesses et bons plans
Sur le terrain du van aménagé moins cher en 2025, la compétition ne se joue pas seulement à quelques milliers d’euros près, mais surtout sur l’équilibre entre le tarif d’entrée et la dotation réelle. Le Bürstner Papillon frappe fort à 41 520 €, mais il faudra accepter une dotation minimaliste : l’essentiel, pas plus. Les équipements optionnels deviennent vite indispensables pour voyager confortablement. C’est un choix pour les budgets serrés qui privilégient la simplicité.
Le Giottivan 60 BeYoung, à 49 900 €, s’adresse aux familles grâce à ses lits superposés et son moteur Citroën de 120 ch. Pratique pour dormir à quatre, mais le manque de précision sur la taille du frigo peut compliquer la vie lors de longues étapes. Même logique pour le Pössl Vanster : ultra-compact, prix attractif (49 599 €), moteur punchy de 145 ch, mais seulement deux couchages. Idéal pour un couple qui aime bouger léger.
Du côté des Chausson V594L First Line et Challenger V114L First Line (49 990 €), on retrouve un bon équilibre : quatre places carte grise, couchage transversal confortable, base technique solide (Fiat Ducato). Le Benimar Benivan 100 Essential (50 990 €) complète la sélection pour qui cherche la polyvalence, à condition d’accepter une longueur contenue et un lit moins large.
Pour vous aider à cibler le modèle qui vous correspond, voici quelques repères à garder en tête :
- Pour les familles, privilégiez les vans équipés de lits superposés (Benimar 120 Essential, Giottivan 60).
- Pour les couples, la compacité et la motorisation sont des arguments de poids (Pössl Vanster, Goëland sur Renault Trafic).
- La capacité du réfrigérateur (de 84 à 90 L) et la qualité de la salle d’eau rendent le quotidien bien plus agréable.
Faut-il acheter neuf, d’occasion ou aménager soi-même son van cette année ?
Entre van neuf, occasion ou aménagement sur-mesure, tout dépend du budget, mais aussi du temps qu’on peut y consacrer et de ses exigences en matière de personnalisation. Miser sur un modèle neuf, qu’il repose sur un Fiat Ducato, un Peugeot Boxer, un Citroën Jumper ou un Renault Trafic, c’est choisir la tranquillité : garantie constructeur, équipements à jour, isolation dernier cri. Mais à moins de 41 500 €, il faut souvent accepter un équipement réduit, et chaque option pèse dans la balance.
L’option occasion attire par le rapport prix/prestations. Pour ceux qui savent surveiller l’état du moteur, des équipements, l’étanchéité ou l’homologation VASP, il y a de belles affaires à faire, surtout sur les bases techniques les plus répandues. Il faut simplement rester vigilant sur la qualité des aménagements, qui peuvent être inégaux selon les anciens propriétaires ou les artisans. Et garder un œil sur la disponibilité des pièces pour les modèles un peu datés.
Passer par un aménagement maison ouvre la porte à la personnalisation totale et, parfois, à des économies substantielles. Sur une base récente, Citroën Jumper, Peugeot Boxer, Renault Trafic, on adapte vraiment l’espace à ses envies. Mais il faut accepter d’y consacrer du temps, de maîtriser certains savoir-faire, de choisir les bons matériaux, et surtout de passer l’étape incontournable de l’homologation VASP. Pour ceux qui souhaitent du sur-mesure sans se lancer seuls, des artisans spécialisés comme Évasion 24 (modèle Goëland) proposent des solutions hybrides, entre projet personnel et achat clé en main.
Sur les parkings d’aires de service ou au creux d’une vallée sauvage, le vrai luxe, ce n’est pas la liste des options, mais la liberté de tracer sa propre route. Les vans aménagés n’ont jamais autant incarné l’envie de s’affranchir des carcans, à chacun d’inventer son voyage.


